lundi 30 mars 2015

Kaiken (Jean-Christophe Grangé)

« Kaiken » est un petit sabre japonais.
« Kaiken » est aussi un roman de Jean-Christophe Grangé, un de mes écrivains préférés.
Dans ce roman, nous rencontrons Olivier Passan, un flic qui travaille à la criminelle. Notre héros doit résoudre l’affaire d’un serial killer qui éventre les femmes enceintes pour sortir leur fœtus et les bruler tous les deux dans un rituel de feu et de mort. A deux doigts de coincé l’Accoucheur, Olivier le voit s’échapper, anéantissant tous ses efforts pour mettre un terme à la folie de ce psychopathe obsédé de feu et de femmes enceintes. Une traque impitoyable commence alors et Olivier se voit obligé de creuser dans le passé de son suspect afin d’apporter la preuve formelle de sa culpabilité.


En parallèle de cette affaire pas du tout simple, Olivier doit faire face à son mariage qui bat de l’aile. Sa femme japonaise Naoko veut divorcer et Olivier tente de comprendre pourquoi son mariage a fait naufrage.
Olivier n’est pas à la fin de ses problèmes. Lorsque sa famille se trouve directement menacée, il n’hésite pas à partir au Japon pour comprendre et pour sauver ceux qui lui sont chers.
J’ai lu beaucoup d’avis négatifs concernant ce livre et pourtant je n’ai pas hésité à le lire.  Je dois avouer que je n’ai pas été déçue. Jean-Christophe Grangé a encore une fois su me captiver et me tenir suspendue à ses lignes, voulant avancer plus vite pour connaître la fin de l’histoire.
« Kaiken » pour moi est un ensemble d’histoires, dans une seule histoire. D’un côté, l’auteur nous parle de l’influence de l’enfance de la personne sur son avenir et ses choix futurs. La maltraitance et l’intolérance peuvent engendrer des êtres malades et cruels pour qui la vie humaine à très peu de valeur.
« Kaiken » nous parle aussi de cultures et d’identité culturelle. D’un côté, on a Olivier le français qui aime tout ce qui est japonais et qui s’est marié à une japonaise par amour pour cette culture. De l’autre côté, on a Naoko, la japonaise, qui veut à tout prix  se détacher de sa culture au point que parfois, je la trouvais plus française que son mari.
C’est toujours un plaisir pour moi de lire les livres de Jean-Christophe Grangé qui comme d’habitude, réuni tous les ingrédients nécessaires pour un magnifique roman de suspense.
J’aurai aimé dire un peu plus sur le roman, mais je n’ai pas envie de vous spoiler.
Vous avez lu ce roman ? J’aimerai alors connaître votre avis.
Vous projetez de le lire ? Repassez par le blog pour me dire comment vous l’avez trouvé.

Bonne lecture !!

vendredi 27 mars 2015

Recueil de citations de cinquante nuances plus claires. (EL James)

"Et toi, tu as le don de ruminer et d’intérioriser tes émotions. Tu vas mourir d’une crise cardiaque avant quarante ans, et je veux te garder bien plus longtemps que ça."

"Sa voix menaçante me donne des frissons. Il me fixe, impassible, comme s’il me défiait de poursuivre sur cette lancée. Du coup, pour dissiper la tension, je fais la première chose qui me passe par la tête : je le prends en photo."


"Qui peut bien vouloir du mal à Christian ? Mon esprit s’attaque à nouveau à ce mystère. Un concurrent ? Une ex ? Un employé mécontent ? Je n’en sais rien. Et Christian reste muet à ce sujet : il distille l’information au compte-goutte sous prétexte de me protéger. Comment le persuader de s’en ouvrir un peu plus à moi ?"

"C’est fou ce qu’il peut être vulnérable, parfois. Je crois qu’il a toujours été comme ça, mais qu’il le cachait sous des dehors intimidants. C’est très facile de le faire marcher – sans doute parce qu’il n’y est pas habitué. Je m’émerveille de découvrir que nous avons encore tout à apprendre l’un de l’autre."

"J’aime bien passer à l’improviste voir mes employés. Ca oblige la direction à rester sur le qui-vive et les épouses à bien se tenir."

"Son regard est froid, scrutateur, distant. Je suis surprise qu’il puisse être aussi glacial ce matin après hier soir, après les trois dernières semaines…Merde. Il doit être furieux-fou furieux. Quand apprendra-t-il à ne pas vivre la moindre contrariété comme un drame ?"

"Que dire de cette péripétie de notre brève histoire ? Des raisons insensées qui l’ont poussé à ce geste ? Son obsession du contrôle, ses tendances au harcèlement, cette fortune immense qui lui permet de satisfaire tous ses caprices…Je sais qu’il veut me protéger, mais justement : en rachetant la SIP, il m’a fait du tort. S’il ne s’en était jamais mêlé, ma carrière aurait suivi son cours normal ; je n’aurais pas à affronter le ressentiment ni à subir les chuchotements de mes collègues. Je prends ma tête entre mes mains, simplement pour ne pas le regarder. Il ne faut pas que je craque."

"Je veux que ton univers commence et se termine avec moi."

"Je ne veux pas t’étouffer, Ana. Je ne veux pas t’enfermer dans une cage dorée. Enfin… (Il se tait un instant, et son visage s’assombrit.) Enfin, la partie raisonnable de mon esprit ne le veut pas."

"Christian, j’essaie de m’adapter à ma nouvelle vie. Une vie où tout m’est offert sur un plateau d’argent. Mon boulot… Un beau mari que je n’aurais jamais... jamais cru pouvoir aimer comme ça, si fort, si vite, si… profondément. (J’inspire pour me ressaisir.) Mais tu fonces à cent à l’heure, et je ne veux pas me laisser bousculer. Parce que la fille dont tu es tombé amoureux risque de se faire écraser. Qu’est-ce qui te resterait ? Une mondaine évaporée qui papillonne de dîner en gala ?"

"Il faut que tu me laisses prendre mes propres décisions, prendre mes propres risques, faire mes propres erreurs pou que je puisse en tirer des leçons. J’ai besoin de marcher avant de courir, Christian, tu ne comprends pas ça ? Je veux mon indépendance. Voilà ce que ça signifie, pour moi, de garder mon nom au travail."

"Ne te cache pas, di-je en prenant sa main pour écarter son bras de son visage. Tu as passé ta vie à te cacher. Je t’en supplie : ne te cache pas, pas de moi."

"Christian, tu es toi tout seul le gros lot, le traitement contre le cancer et les trois vœux de la lampe d’Aladin."

"La vie ne sera jamais ennuyeuse avec Christian, et c’est parti pour durer. J’aime cet homme : mon mari, mon amant, le père de mon enfant, mon Dominant de temps en temps… Je l’aime en cinquante nuances."

lundi 23 mars 2015

Liebster Award: Quand la passion du livre nous lie tous

Aujourd'hui, j'ai été nominée par Monia, blogueuse au ô hasard des mots pour le Liebster Award. J'ai été très heureuse par cette nomination. Je la considère comme mon entrée officielle dans le monde des blogs littéraires. Alors, avant tout, je tiens à remercier Monia pour sa nomination et pour m'avoir découvrir le Liebster Award.





Les règles veulent que je commence par raconter 11 anecdotes sur moi. Cela n'a pas été facile. J'ai fait de mon mieux et voilà ce que j'ai trouvé:
  1. A l'âge de 4 ans, j'ai fait un scandale pour que mes parents m'achètent un gros livre, écrit dans une langue bizarre qu'ils n'ont même pas pu lire. Ils n'ont pas accepté, et j'ai refusé de prendre les magazines pour enfants que le libraire m'a proposé.
  2. Je suis déjà montée par erreur dans la voiture d'un inconnu parce que j'ai cru que c'était  mon père.
  3. Quand je stresse beaucoup, je vomis...Beurk.
  4. Le noir est ma couleur préférée.
  5. J'ai adopté un chien alors que j'avais peur de cet animal. Heureusement, ce n'est plus le cas.
  6. J'allais causer un accident de circulation pour laisser passer deux ânes.
  7. Je ne sais pas nager.
  8. Ma voix est horrible quand je chante.
  9. Je ne me maquille jamais mais j'adore poser du vernis.
  10. Je maltraite mon PC et mon portable.
  11. Pendant de longues années, j'ai cru que les cheveux bouclés sont moches.
Mes réponses aux questions de Monia:
Si tu devais avoir un personnage de livre pour meilleur ami(e), lequel serait-il?
Il serait Croc-blanc, le loup ou plutôt le chien-loup de Jack London.
Quel est pour toi l'en-cas idéal pour un moment de lecture?
En général j'évite de grignoter :/ . Mon en-cas idéal est le chocolat.
 Pourrais-tu lire n'importe où?
Oui, je peux lire n'importe où.
As-tu une manie?
Je suis une perfectionniste.
Un trait de caractère que tu ne supportes pas chez les autres?
L'insolence.
Une citation qui te correspondrait totalement?
Quand on veut, on peut.
Si tu devais décrire ton blog en une phrase?
Mon blog est le reflet de ma passion pour la lecture et la littérature.
Quelle serait pour toi la recette d'un livre qui te passionnerait? 
Un mélange de suspense, d'un style simple et fluide et des personnages attachants.

Y-a-t-il une époque où tu aurais aimé vivre? 
J'aime bien notre époque et j'aime y vivre.

Si on te donnait l'opportunité de créer une potion magique, ce serait pour...?
Pour lire les pensées :D
Quelle est la pièce de ta maison ou ton appartement que tu préfères?
Ma chambre ^^.

Voilà, j'ai répondu à mes 11 questions et maintenant j'aimerai désigner les 11 blogs que j'invite à participer au Liebster Award:
  1. Journal de Chachou 
  2. Les Lectures de Caro 
  3. Bibli'En Blog 
  4. Le Journal d'une Fan 
  5.  Ado Lectrice
  6. Au boût de vos Plumes
  7. Liliatigre's Library
  8. Envies Démesurées
  9. Alhoa's Books
  10. Lectures d'une vampire accro
  11. Toshiro Hiraga
Ces 11 blogs auront à répondre aux 11 questions suivantes:
  1. Si tu as à prêter un livre ou un bijoux, lequel des deux vas-tu choisir?
  2. Quels sont ton livre et ton film préférés?
  3. As-tu déjà lu un roman pendant les heures de cours?
  4. Si tu devrais être l'héro d'un livre, lequel choisirais-tu?
  5. Pourquoi tu as commencé ton blog?
  6. A part la lecture, qu'est ce que tu aimes faire?
  7. Quelles sont les 5 choses qui te plaisent dans les voyages?
  8. Est ce que tu as un animal de compagnie?
  9. Tu préfères le livre en papier ou la liseuse?
  10. Si tu devrais changer quelque chose dans ton caractère, qu'est ce que ça serait?
  11. Ta plus grande qualité?
 Merci encore une fois Monia. Pour les 11 blogs que j'ai tagué, amusez-vous bien.


Mélissa (Sam Carda)

Résumé (source : amazon.fr)


Matthew est un jeune infirmier qui travaille à l’hôpital de la Citadelle, à Liège, dans la cité ardente de Belgique. Il est en couple avec une jeune femme prénommée Aurélia. Alors qu’elle lui annonce qu’elle est enceinte, Matthew fait un accident de voiture. Dans la nuit sombre et pluvieuse, il renverse une jeune femme : Melissa. Celle-ci décède sur le coup. L’accident est un événement capital qui va déclencher une réaction en chaîne qui l’emmènera aux portes de l’enfer. Il découvrira que Melissa n’était pas sur cette route par hasard et qu’elle est étroitement liée à un secret que sa mère lui a caché depuis des années…
Arrivera-t-il a recomposer les pièces du puzzle ? Pourra-t-il faire face à la vérité ?

Si vous aimez l'amour, les secrets et les rebondissements, "Melissa" vous comblera. Vous allez adorer... la détester !

vendredi 20 mars 2015

Recueil de citations de Cinquante nuances plus sombre (E L James)

"Je ramasse mon sac à main, j’enfile ma veste dans un haussement d’épaules et je me dirige vers la porte. Dehors, je prends une profonde inspiration de l’ai du soir de Seattle. Cela ne comble en rien le vide dans ma poitrine, un vide qui s’est installé depuis samedi matin, un creux douloureux qui me rappelle ce que j’ai perdu."

"Nous avons déjà chassé l’aube, Anastasia, ce soir, nous chassons le crépuscule."

"Je pense à ses cicatrices, l’incarnation brutale de son enfance terrible et un rappel répugnant des cicatrices mentales dont il doit encoure souffrir. Mon doux et triste Cinquante nuances. Il a dit des choses tellement charmantes aujourd’hui. Il est fou de moi."


"Tu pourrais avoir une belle brune soumise. Une qui te demanderait même la permission de respirer, en supposant bien sûr qu’elle ait le droit de parler. Alors pourquoi moi, Christian ? Je ne comprends pas."

"Tu me fais voir le monde autrement, Anastasia. Tu ne veux pas de moi pour mon argent. Tu me donnes de…l’espoir."

"Il y a quelque chose chez toi, Anastasia, qui me parle au plus profond de moi. C’est comme l’appel des sirènes. Je ne peux te résister et je ne veux pas te perdre."

"Nous nous trouvons sur la 2e Avenue. Les gens s’affairent autour de nous, absorbés par leurs tâches du samedi matin, sans aucun doute tourmentés par leurs propres tragédies. Je me demande si leurs histoires impliquent d’anciennes soumises qui les surveilleraient, d’anciennes dominatrices extraordinaires et homme qui n’a aucune idée de la notion de vie privée, telle que l’entend la loi américaine."

"Il sort du magasin avec une expression déterminée et une élégance naturelle. Deux femmes, arrivant en sens inverse, S’arrêtent pour le regarder. Allez-y, matez donc mon Cinquante Nuances, je pense, abattue."

"Impossible de cacher le mépris dans ma voix. Franchement, l’audace de cet homme ! Cet homme qui, ces derniers jours, m’a fait vivre l’enfer… Non, c’est faut. Je me suis infligé l’enfer. Non. C’est lui. Je secoue la tête, confuse."

"Christian acquiesce et nous passons la double porte pour pénétrer dans le hall grandiose. Je savoure le contact de sa main et de ses longs doigts habiles, enroulés autour des miens. L’attirance familière est bien là : je suis aimantée comme Icare vers son soleil. Je m’y suis déjà brûlé les ailes et pourtant je suis encore là."

"Je ne peux pas l’entendre. Je ne suis rien, Anastasia. Je ne suis qu’une enveloppe d’homme. Je n’ai pas de cœur."

"Cette prise de conscience est une véritable délivrance, comme si on m’avait soulagée d’un poids énorme. Cet homme superbe et abîmé, à qui j’ai autrefois songé comme mon héros romantique -fort, renfermé, mystérieux-, possède tous ces traits de caractère, mais il est également fragile, solitaire et plein de haine envers lui-même. Je suis remplie de joie, mais aussi de douleur pour sa souffrance. Et, en cet instant, j’ai la conviction que mon cœur est assez grand pour nous deux. J’espère qu’il est assez grand pour nous deux."

"Ce devrait être interdit d’être aussi beau. Et je ne sais si c’est la distraction momentanée que son apparence parfaite me procure ou le fait de savoir qu’il m’aime, mais cette menace ne me terrifie plus. C’est mon Cinquante Nuances, il est comme ça."

"Je sais et je comprends ta détermination à me protéger. Et une partie de moi aime ça. Je sais que si j’ai besoin de toi, tu seras là, comme je le suis pour toi. Mais si nous aspirons à un quelconque avenir ensemble, il faut que tu me fasses confiance et que tu aies confiances en mon jugement. Oui, parfois, ça m’arrive de me tromper, je fais des erreurs, mais il faut que j’apprenne par moi-même."

"Je ne me suis jamais sentie aussi vivante et importante qu’en cet instant. Depuis que je l’ai rencontré, j’ai connu et vécu toutes sortes d’émotions et d’expériences. On ne s’ennuie jamais avec M. Cinquante Nuances."

"Me rappelant qu’il a failli y rester avec Charlie Tango la veille, je frémis et les larmes affluent dans mes yeux. Si quelque chose lui arrivait…Je l’aime tant. Mes larmes coulent sur mes joues sans que je puisse les retenir. Il y a tellement d’aspects chez Christian –sa part douce et gentille et sa part dominante genre « je peux faire ce que j’ai envie de toi et tu ramperas à genoux »-, ses cinquante nuances, tout ce qu’il est. Incroyable. Et tout à moi. Et je sais que nous nous connaissons peu, et que nous avons une montagne de problèmes à surmonter, mais je sais aussi que, pour l’autre, nous y parviendrons –et nous avons toute la vie devant nous pour ça."

Cinquante nuances plus claires (E L JAMES)



Mot de l’éditeur


La rencontre d’Ana Steele et de Christian Grey, chef d’entreprise ambitieux mais tourmenté, les a précipités dans une histoire d’amour torride qui a irrémédiablement bouleversé leurs existences.
Ana a toujours su que ses amours avec son Cinquante Nuances seraient orageuses : leur vie commune pose des défis que ni l’un ni l’autre n’avaient envisagés. Ana doit apprendre à partager le style de vie opulent de Grey sans sacrifier sa propre intégrité ou son indépendance; Grey doit surmonter son obsession de tout contrôler, et exorciser les horreurs qui le hantent.
Enfin réunis, ils ont tout : l’amour, la passion, l’intimité, la richesse et une infinité de possibles.
Mais alors même que la vie les comble, le malheur et le destin conspirent pour plonger Ana dans le pire des cauchemars…

mardi 17 mars 2015

Cinquante nuances plus sombres (E L James)




Présentation de l’éditeur


Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Anastasia Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais Grey occupe toujours toutes ses pensées et, lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut lui résister. Peu à peu, elle découvre le douloureux passé de son sulfureux M. Cinquante Nuances. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.

lundi 16 mars 2015

Le voleur d’éclats (Monika Feth)

Jette et Merle ont pris une année sabbatique après leur bac. Jette, la fille d’une écrivaine célèbre, travaille comme volontaire dans un centre psychiatrique. Merle travaille dans un refuge pour animaux.
Les deux amies mènent une vie tranquille. Cependant, le destin leur réserve beaucoup de surprises. La toute première est la découverte par Jette d’une fille craintive et couverte de sang et incapable de se rappeler les événements récents, qu’elle décide d’accueillir chez elles.






Peu de temps après, les deux amies découvrent que le père de leur protégée, un autoritaire chef religieux, vient d’être assassiné. Les soupçons de la police se dirigent naturellement vers la jeune fille, toujours incapable de retrouver la mémoire des événements récents.
Croyant en l’innocence de Mina, leur protégée, Jette et Merle décident de l’aider. Cependant, la jeune femme ne leur facilite pas la tâche. Tantôt craintive et frappée de mutisme, tantôt arrogante et sûr d’elle-même, les deux amies ne savent plus sur quel pieds danser. Mair leur sincérité et leur désir de l’aider finissent par rassurer la jeune fille qui petit à petit s’ouvre à elles, ou autorise Tilo, son psychologue et le compagnon de la mère de Jette, à leur révéler son histoire et ses secrets. Les événements vont basculer, propulsant les trois jeunes filles au cœur de danger. L’assassin du père de Mina peut être dangereux et constitue un vrai danger que le trio aura à affronter.
Concernant mon avis, j’ai bien aimé l’histoire et le style de l’écrivaine. Elle nous ramène l’histoire petit à petit, maintenant le suspense jusqu’à la dernière page.
Le livre est d’autant plus intéressant qu’il combine suspense et psychologie. Il nous fait découvrir que la nature humaine peut être complexe et une grande partie d’elle nous échappe encore. Même les spécialistes n’arrivent pas à cerner cet être fascinant qui est l’Homme.
Le roman aborde aussi un autre sujet très important qui est le fanatisme religieux et les conséquences que peut avoir la maltraitance sur la personnalité et l’avenir d’un enfant.

Si moi j’ai bien aimé le livre, j’aimerai bien connaître l’avis de ceux qui l’ont déjà lu et ceux qui le liront. Je serai ravie de lire vos commentaires et d’y répondre.

samedi 14 mars 2015

Un recueil de Citations de Cinquante nuances de Grey ( EL James)

"Je ne crois pas à la chance ou au hasard, mademoiselle Steele. Il s’agit réellement de choisir les bons collaborateurs et de les diriger efficacement. Je crois que c’est Harvey Firestone qui a dit : « La croissance et le développement des gens est la vocation la plus élevée du leadership »."

"Je lance la cuisson du bacon. Amy Studt chante doucement dans mes oreilles une chanson sur les inadaptés qui m’a toujours touchée, parce que moi-même, j’en suis une. Je n’ai jamais été à ma place nulle part et maintenant…le Roi des Inadaptés en personne m’a fait une proposition indécente. Pourquoi est –il tel qu’il est ? Nature ou culture ? C’est tellement étranger à tout ce que j’ai connu jusqu’à maintenant."

"J’ouvre les yeux et m’étirant : par ce magnifique matin de mai, le panorama spectaculaire de Seattle s’étend à mes pieds. Christian Grey dort à points fermés. - là aussi, quel spectacle !- ce qui me procure une occasion inespérée de l’observer. Il fait plus jeune quand il est détendu. Ses lèvres ourlées sont légèrement entrouvertes et ses cheveux brillants sont délicieusement ébouriffés. Comment peut-on être aussi beau sans que ce soit illégal ? Je songe à sa chambre à l’étage : peut être est-ce illégal, en effet."

"C’est comme ça que vous vous y prenez pour impressionner les femmes ? « Venez faire un tour dans mon Hélicoptère » ?"

"Nous approchons du bout du pont, et la route est à nouveau baignée par la lueur des lampadaires, de sorte que son visage est tantôt éclairé, tantôt plongé dans l’obscurité. Cet homme, que je voyais jadis en preux chevalier blanc -ou en chevalier noir, selon lui-, n’est pas un héros de roman, mais un être profondément perturbé qui m’entraîne vers une voie obscure. Ne pourrais-je pas, moi, le guider vers la lumière ?"

"Je ne sais plus où j’en suis. La relation que me propose Christian ressemble plutôt à une offre d’emploi, avec des horaires, une description de poste, et une procédure de règlement des griefs assez radicale. Ce n’est pas ainsi que j’envisageais ma première histoire d’amour. Mais les histoires d’amour, ça n’est pas le truc de Christian, il a été assez clair là-dessus."

"Mon cuir chevelu picote. Lui a-t-il parlé de moi ? Qu’est-ce que je n’aurais pas donné pour être une mouche sur le mur afin d’épier leur conversation. J’aurais pu atterrir dans sa soupe ou son verre de vin, et elle se serait étouffée en m’avalant."

"-Ma chérie, tu sais ce qu’on dit : il faut embrasser beaucoup de grenouilles avant de trouver son prince.
Je lui adresse un petit sourire doux-amer.
-Je crois que j’ai embrassé un prince, maman. J’espère simplement qu’il ne va pas de transformer en grenouille."

"Comment pourrait-il m’aimer alors qu’il ne s’aime pas lui-même ? D’après ce que j’ai compris, quand il était plus jeune, il se méprisait à tel point que son amour à elle était la seule forme d’amour qu’il jugeait « acceptable ». Puni, fouetté, battu…parce qu’il n’avait pas l’impression de mériter d’être aimé."

"Je me regarde dans le miroir. Un spectre blafard aux paupières bouffies me dévisage. Je relève mes cheveux en chignon. Ma conscience hoche la tête. Elle sait qu’elle ne doit pas se moquer de moi en ce moment. Je n’arrive pas à croire que mon univers vient de s’effondrer en ne laissant qu’un tas de cendres stériles ; que tous mes rêves et mes espoirs sont anéantis."


"Je me laisse tomber sur mon lit sans me déchausser, et je hurle. La douleur est indescriptible…physique, mentale…métaphysique…elle s’infiltre jusqu’à la moelle de mes os. La douleur. Voilà ce que c’est la douleur. Et je me la suis infligée à moi-même."

jeudi 12 mars 2015

Colocataires (Danielle Steel)

« Colocataires » est mon premier roman de Danielle Steel. Pour un premier contact avec les livres de cette écrivaine, je peux dire que j’ai aimé l’histoire et surtout son style simple et fluide.
« Colocataires » est l’histoire de Francesca, une propriétaire de galerie d’art à New York, dont la vie se trouve chambouler après sa rupture avec Todd, son compagnon depuis plusieurs années.
Ayant une manière différente d’envisager l’avenir de leur relation, les deux amants se sont séparés en bons amis. Mais après plusieurs années de vie commune, il est difficile de se séparer et de réapprendre à vivre seule.

En plus de la douleur de la rupture, Francesca s’est trouvée affrontée à un autre problème d’ordre financier.
Au début de leur relation, les jeunes gens ont acquis ensemble la galerie et la maison du 44 Charles Street. Ayant une valeur affective particulière pour Francesca, cette dernière a décidé de les garder et de rembourser Todd qui a préféré reprendre son ancien travail d’avocat à Wall Street.
Ayant une manière bien particulière de gérer sa très jeune galerie, Francesca n’avait pas la liquidité nécessaire pour pouvoir racheter les parts de Todd.
Fille d’un artiste célèbre et d’une riche mère qui aime collectionner les maris, Francesca ne voulait pas demander l’aide de ses parents et elle a décidé de prendre des colocataires et à vendre des tableaux offerts par son père pour améliorer l’état de ses finances.
Avec les conseils précieux de sa belle-mère et le revenu supplémentaire provenant de la location des chambres dans sa maison, Francesca commençait à se sentir optimiste. L’entrée de trois colocataires dans sa vie lui a permis de se sentir psychologiquement et financièrement mieux.
Les quatre colocataires ont vécu des moments de joies et de complicité, mais aussi de grandes douleurs qui ont bouleversé leur vie et ont scellé à jamais leur amitié. L’amitié, l’amour et la solidarité ont permis à nos héros de traverser les moments difficiles et les événements tragiques. Francesca a même fini par trouver le grand amour. Et oui, le soleil finit toujours par percer les nuages et apporter de la joie et de l’espoir.
A la fin, Francesca a décidé de quitter le 44 Charles Street. Les événements tragiques et les promesses d’une nouvelle vie ont fini par pousser la jeune femme à quitter la maison qui a tant compté pour elle. 44 Charles Street a été une étape très importante dans sa vie  mais il est temps de passer à autre chose.

« Colocataires » est un roman captivant où les hérons nous ont donné de nouvelles preuves que la persévérance, l’amour et l’amitié sont les ingrédients magiques qui donnent à la vie son goût. Ils nous ont appris qu’en se serrant les coudes, on peut sortir de situations bien difficile. Les grandes douleurs sont beaucoup mieux supportées quand il y a quelqu’un à nos côtés.

mardi 10 mars 2015

Les aventures de Lily, l’étoile magique

1-Moi, Lily


Bonjour, je m’appelle Lily et je suis une étoile.
Vous m’avez sûrement vu, une de ces nuits où le ciel est décoré de milliers de points dorés. Ces points dorés ne sont que moi, mes sœurs et mes frères. L’étoile que vous connaissez et appréciez tous est ma sœur cadette « Soleil ». Si elle a le pouvoir d’illuminer vos jours, de vous donner de la vitamine D et de faire pleines de choses utiles et bénéfiques pour vous, moi, Lily, j’ai un pouvoir secret et magique.  


Notre Créateur, celui qui a crée les étoiles et la lune, les planètes et leurs habitants a choisi de me donner le pouvoir d’intervenir au près des gens en détresse, des gens en danger, des âmes qui sont à deux doigts de se perdre pour les guider vers le droit chemin et de les sauver.
Pour certains, j’apparais sous une forme humaine. Pour d’autres, je suis une voix intérieure qui leur parle. Certains m’appelle la conscience et d’autres ma qualifient d’ange gardien. Beaucoup de noms et beaucoup d’appellations pour me désigner moi, Lily, l’étoile magique.
Chaque nuit, j’apparais dans votre ciel et je vous observe. J’écoute attentivement et j’interviens quand j’entends quelqu’un m’appeler. Malheureusement, même si je suis magique, je ne peux aider qu’un seul humain par nuit. J’aurais aimé intervenir beaucoup plus, mais bon, c’est plus fort que moi. Ms pouvoirs ne me le permettent pas.
Aussi, malgré tous mes efforts et ma bonne volonté, j’échoue parfois dans mes missions et je n’arrive pas à sauver celui ou celle qui m’a appelé. Cela me fait très mal au cœur et me plonge dans la tristesse. Je sens que vous êtes sous ma responsabilité et que je dois prendre soin de vous tous. Je fais de mon mieux mais parfois, le mal qui vous habite est beaucoup plus fort que mes pouvoirs et mon désir de vous aider. Après tout, je ne peux changer que ceux qui, au plus profond d’eux, veulent le faire.  Ma seule consolation, le pourcentage de mes réussites est beaucoup plus élevé que mes échecs. Il y’a encore de l’espoir dans l’humanité et cela me fait chaud au cœur.
Maintenant, je dois vous quitter. Le jour va bientôt se lever et je dois aller dormir pour reprendre mes forces et veiller sur vous la nuit.
Bonne nuit et à très bientôt dans une de mes aventures.
Je vous aime tous.

vendredi 6 mars 2015

Dracula mon amour (Syrie James)

« Dracula mon amour » fait partie de ces livres fantastiques qui vous captivent, qui vous plongent au cœur des événements et fait de vous l’un des personnages de l’histoire.
« Dracula mon amour » est aussi l’un de ses romans qui vous font prier pour le méchant de l’histoire et souhaiter qu’il finisse vainqueur.




Plusieurs d’entre vous ont déjà lu l’histoire de Dracula et ont fait la connaissance de Jonathan Harker qui, travaillant pour le compte d’un notaire anglais, est allé en Transylvanie afin de conclure des affaires immobilières avec le comte Dracula. Jonathan avait une fiancée qui s’appelait Mina et qui vivait en Angleterre. Il maintenait avec elle une correspondance régulière afin de l’informer de l’évolution de son voyage. Ces trois personnages, on les retrouve aussi dans « Dracula mon amour ». En effet, le roman est une sorte de journal intime de Mina Harker qui sous le poids de la culpabilité, a décidé de le partager avec nous, décrivant sa passion pour le comte, une passion charnelle et interdite, surtout à cette époque.
Partie passer ses vacances d’été avec sa meilleure amie Lucy et sa mère, Mina, la fiancée de Jonathan Harker, passe de merveilleux moments. Cependant, la quiétude de cet été au bord de la mer se trouvera troublée par l’appariation de Maximilien, un bel homme cultivé et bien éduqué, duquel elle s’entiche dès le premier regard.
Partagée entre sa loyauté envers son fiancé, duquel elle n’a pas eu de nouvelles depuis longtemps, et son attirance par le beau brun qui a apparu dans sa vie, Mina lutte chaque jour contre elle-même. Ses soucis ne vont que doubler face à la maladie mystérieuse qui semble ronger le corps de la belle Lucy.
Recevant enfin des nouvelles de son fiancé hospitalisé à l’étranger, Mina abandonne Maximilien et court au chevet de Jonathan. Le pauvre homme a vécu tant d’événements traumatisants au château du compte, qu’il est devenu l’ombre de lui-même. Ainsi, quand il propose à Mina de l’épouser là, sur le champ, à l’hôpital et sans festivité, cette dernière n’a pas pu refuser et elle devienne Mme Harker.
De retour en Angleterre, les jeunes mariés reçoivent la nouvelle de la mort de Lucy et de sa mère. Pire encore, ils apprennent que leur douce amie s’est transformée en vampire avant d’être tuée par son fiancée et trois de ses amis, dont l’un est  le fameux Dr.Van Helsing .
A l’aide de ces nouveaux amis, Mina et son mari remontent la piste de la créature qui a transformé Lucy et l’a conduite à sa fin. Cette piste a fini par mener Mina à Maximilien, de son vrai nom Nicolae Dracula.
Petit à petit, loin des yeux de ses compagnons qui essayent de trouver et de neutraliser le vampire, Mina apprend à connaitre celui qui affronte le danger pour venir la rejoindre et qui l’a même aidé à élucider le mystère relatif à ses origines.
Elle apprend l’histoire de cet être que tout le monde craint et déteste. Cet être qui peut être cruel et menaçant mais aussi doux et aimant. Elle se retrouve partagée entre sa loyauté envers son mari et son grand amour pour Dracula. Un amour qui la même poussé à accepter à devenir immortelle pour passer l’éternité à côté de son bien-aimé.
Cependant, après avoir vécu des aventures inédites et avoir affronté plusieurs dangers, Mina finit par choisir d’abandonner son amour pour Dracula qui quitte ce monde en laissant dans le cœur de sa dulcinée une blessure qui ne guérira jamais.
Mina retrouve une vie normale, ou presque normale. Son amour pour Nicolae restera vivant dans son cœur à tout jamais.
La Romantique en moi a été très triste lorsque Mina a décidé de choisir la mortalité et Jonathan. Ce dernier a beau être un homme charmant et un mari aimant, c’est Niolae qui a su captivé le cœur de Mina et celui de la Romantique.  Elle se dit qu’à la place de Mina, elle aurait choisi Nicolae.
Mina n’a jamais avoué à son mari et à ses amis la vérité concernant son histoire avec Dracula. Personne n’aurait compris ce qu’elle éprouvait pour le vampire. Incapable de garder pour elle ce grand secret, elle a fini par le partager avec nous. Soyez tranquille Madame Mina, nous qui avons lu votre histoire, avons compris ce que vous avez fait. Difficile de rester en marbre devant l’être fascinant qui est Nicolae.
Ainsi s’achève mon article sur « Dracula mon amour ». A moi, il m’a énormément plus et j’espère qu’il vous plaira à vous aussi.

Bonne lecture !

jeudi 5 mars 2015

Une affaire très personnelle (Deborah Crombie)

« Une affaire très personnelle » est un roman à suspense captivant qui m’a vraiment plu. Il combine investigation et littérature, deux éléments irrésistibles pour moi.


Tout commence lorsque l’inspecteur Duncan Kincaid a été appelé par son ex-femme Victoria, professeur universitaire, pour l’aider à élucider un mystère vieux de plusieurs années. Victoria S’est lancée dans un projet de livre où elle veut présenter au grand public, la biographie de Lydia Brooke, une poétesse anglaise disparue il y a seulement cinq ans. Au fil de son investigation pour reconstituer les différentes étapes de la vie de Lydia, Victoria se trouve heurtée au mystère de la mort de la poétesse. Si l’enquête officielle a conclu qu’il s’agissait d’un cas de suicide, Victoria n’es est pas aussi certaine.
A l’aide de son ex-mari et de sa compagne, qui est aussi dans la police, Victoria essaye de découvrir ce qui s’est réellement passé à la poétesse, payant un prix très cher pour connaitre la vérité : sa vie.
Voulant au départ connaitre la vérité sur la mort de Lydia, l’inspecteur Kincaid se trouve désormais personnellement impliqué dans cette affaire où les surprises ne manquent pas.
Ce projet d’un livre sur la vie d’une personne, va affecter la vie de plus d’une personne. Des secrets seront découverts et des destins seront changés à tout jamais.

« Une affaire très personnelle » est un roman ou les amateurs de suspense vont beaucoup aimer. Personnellement, j’ai adoré. Je sentais que je faisais partie des personnages de l’histoire au point que  la mort de Victoria m’a vraiment attristé. Ma seule consolation dans cette affaire c’est que la vérité a fini par éclater. Le crime parfait n’existe pas encore.

mardi 3 mars 2015

La revenante (Partie 2)


Va-t-elle manquer à quelqu’un ? Elle essaye de compter mentalement ses amis mais aucun nom ne lui vient à l’esprit. En 35 ans d’existence, elle n’a réussi à se faire aucun ami. Par contre, elle s’est faite beaucoup d’ennemis. Certains l’ont détesté pour sa réussite. D’autres pour le mal qu’elle leur a fait. Oui, elle a fait beaucoup de mal à beaucoup de gens. Elle était sans scrupules et n’hésitait devant rien. Elle a ruiné des familles. Elle a brisé des couples. Elle a privé des enfants de leurs parents. Elle a fait beaucoup de mal et n’a épargné personne.


Elle remet son pied à sa place et sourit laconiquement. C’est elle qui n’est plus épargné maintenant. Le destin l’a rattrapé et il est temps d’expier ses fautes. Mais en finissant avec la vie, va-t-elle vraiment expier ses fautes ou va-t-elle tout simplement choisir la solution la plus facile et fuir en laissant derrière elle tout ce gâchis ?
Elle avance encore son pied dans le vide et regarde en bas. Elle n’arrive pas à sauter. Toute particule dans son corps s’accroche à la vie et refuse de sauter dans le vide. Son corps et son esprit aiment trop la vie pour la quitter. Même après avoir tout perdu. Et si elle change d’avis et ne se suicide pas ? Après tout, elle a commencé de rien et a bâti sa fortune sans l’aide de personne. Elle n’était rien et elle est devenue quelqu’un. Elle a fait tout ça seule. Elle a été autodidacte. Elle a été une combattante. Une combattante que la richesse et la vie facile lui ont fait oublier comment se battre. Une combattante qui a baissé les bras à la première vraie défaite.
Elle regarde encore en bas. La hauteur et le froid lui font tourner la tête. Elle se penche dangereusement en avant et se rattrape à la dernière minute pour ne pas tomber. Son pied bouge de nouveau et au lieu d’aller se placer dans le vide, elle recule en arrière.
Un pas, deux pas, elle s’éloigne du bord du toit et s’effondre en vomissant violement. Elle regarde l’endroit où elle se tenait il y a quelques instants et secoue la tête incrédule. Qu’allait-elle faire ? Allait-elle tout laisser tomber et donner satisfaction à tous ceux qui l’ont détesté ?
Non. Non, elle est plus forte que ça. Elle était une combattante. Et elle le deviendrait. Elle se battrait pour tout reconstruire. Elle n’abandonnerait pas. Mais cette fois, elle serait plus humaine, plus juste et ne détruirait plus la vie des autres pour construire la sienne.
Elle comprend maintenant que tout est tenu par un fil très fin qui risque de s’interrompre à n’importe quel moment. Elle comprend que rien ne peut être garantit à vie et rien ne mérite qu’on détruit la vie des gens pour l’avoir.
Elle se relève et marche d’un pas chancelant vers la porte du toit. Elle a hâte de le quitter et de renaître à nouveau. Elle revient parmi les vivants et elle profitera de chaque instant futur.
Désormais, elle sera plus qu’une combattante.
Elle sera la revenante.

(A suivre...)

dimanche 1 mars 2015

La revenante (Partie 1)



Une brise hivernale souffle doucement, faisant voler les petits sachets en papier jetés ici et là. Elle frissonne, sentant le froid pénétré au plus profond de son être. Elle ne porte que des vêtements légers en ce mois de décembre, froid et pluvieux. Elle a oublié de prendre son manteau en quittant son studio meublé. Ce maudit studio meublé qui est venu remplacer son beau manoir. Elle sourit avec amertume. En quoi pourrait être utile un manteau pour quelqu’un qui a décidé de finir avec la vie ? Dans quelques instants, elle sera froide pour l’éternité.



Elle regarde autour d’elle. Elle est debout sur le bord du toit d’un bâtiment de six étages. Elle a choisi un des quartiers les plus pauvres et les plus sordides de la ville pour quitter ce monde. Elle a traversé toute la ville pour venir ici. Elle ne veut croiser personne de sa connaissance, qui risque de gâcher ses plans. Ses plans de suicide.
Elle inspire une grande bouffée d’air et regarde autour d’elle. Depuis les fenêtres illuminées, elle espionne les vies de dizaines de familles. Dans la majorité des appartements, elle voit plusieurs gosses et pas de sapin. C’est absurde. Elle sait déjà que les pauvres ne peuvent pas s’offrir un sapin pour Noel.
Les pauvres. Ces gens qu’elle ne voyait qu’à la télé ou mendiant dans la rue quand elle allait faire du shopping. Ces pauvres qu’elle a toujours méprisait parce qu’elle trouvait qu’ils ne font pas assez pour améliorer leur situation. Ces pauvres auxquels elle appartient maintenant, après avoir tout perdu.
Elle sourit avec amertume. A trente cinq ans, elle a atteint le sommet de sa gloire. Avec un compte bancaire à plusieurs zéros, elle s’est crue invincible et a commencé à prendre des risques démesurés. Elle voulait grandir encore plus, beaucoup plus et vite. Elle a fait trop confiance à son intelligence et à son flair et n’a pas hésité à placer tout son argent et de le perdre d’un seul coup.
Au souvenir de ce que lui est arrivé, des larmes lui ont montées aux yeux. Ridicule. Voilà qu’elle commence à pleurnicher maintenant, elle qui n’a plus pleuré depuis l’âge de huit ou neuf ans.
Elle avance d’un pas et frissonne en regardant en bas. Va-t-il être douloureux ? Va-t-elle souffrir ? La mort sera-t-elle immédiate ?
Tout en tremblant, elle avance un pied dans le vide. Voilà, la moitié du travail est faite. Elle ne lui reste que se pencher en avant et se laisser aspirer par la gravité et finir avec ce cauchemar dans lequel elle vit depuis plusieurs mois.

(A suivre...)

La revenante (Partie 2)
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